La CCREM, une belle histoire avortée

par Serge Fauve  -  20 Octobre 2012, 07:04  -  #Ma position sur .....

Le groupe CIA venait pourtant d’acquérir l’ancien site Flextronics pour y installer ses activités de tôlerie fine pour 400 000 €, c’était une belle affaire, il envisageait d’embaucher en 36 mois 170 salariés. Le site devait travailler en totale synergie avec l’usine CEREM de Gasville – Oisème  à coté de Chartres… C’était pour tous le début d’une belle histoire…

Pourtant je ne vous en avais jamais parlé sur mon blog. Pourquoi ce silence et pourquoi ne pas me réjouir aussi fort que les autres élus du Dunois ?

Tout simplement parce que j’appréhendais la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui, je doutais de la capacité de l’entreprise à tenir ses engagements, des moyens qu'elle disait avoir.

Son Président, sitôt le site acheté s’est empressé de vendre ses parts à un nouvel investisseur et de quitter le navire…

A peine installés, le nouveau Président et le Conseiller de l’actionnaire ont remis en cause la stratégie du précédent dirigeant, ils ont jugé les prévisions erronées, non viables… et ont tiré en quelques jours un gros trait sur les espoirs des Dunois, tout en recherchant un nouveau bâtiment « plus adapté disent ils » pour développer leur activité sur… Chartres.

L’état, la Région, le Conseil Général, le Syndicat Mixte de la Région Dunoise pour le développement de zones d’activités, tous nous avions eu la volonté de soutenir cette entreprise par l’attribution de subventions. Tous nous avons bloqué les dossiers et aucun centime n’a été versé, si ce n’est les aides indirectes à la recherche de personnel.

Aujourd’hui c’est à ces premiers recrutés, à tous ceux qui avaient retrouvé espoirs que mes pensées vont.

C’est à nous, élus du territoire de continuer à œuvrer ensemble, et non en concurrents, pour arriver enfin à trouver la solution qui réveil l’espoir de notre jeunesse.

 

Je vous parlerai dans un prochain article du premier site de méthanisation du Dunois. Cela créera une dizaine d’emplois, ce n’est pas beaucoup direz-vous, mais c’est pourtant en multipliant ce type de projet que l’on additionnera les emplois stables et non délocalisables.