Base aérienne de Châteaudun : Un «crash» bien caché depuis cinq ans

par Serge Fauve  -  8 Octobre 2013, 06:38  -  #Ma position sur .....

La mauvaise nouvelle a été annoncée mercredi dernier par le Ministre de la Défense Jean-Yves le Drian. 100 postes (90 militaires et 10 civils) seront supprimés sur la base aérienne 279 de Châteaudun dès l’été 2014.

Le Sous-préfet l’a rappelé, ces suppressions s’inscrivent : « au titre de l’achèvement des mesures inscrites dans la loi de programmation militaire 2009-2014 » décidées par le gouvernement de Nicolas SARKOZY et François FILLON.

En effet, entre 2008 et 2013,  ce sont 673 postes qui ont été supprimés en Eure-et-Loir (Châteaudun, Favières et Chartres) sur 54 923 au niveau national.

Contrairement à ce que l’on entend, il n’y pas eu de « crash » aujourd’hui sur la base aérienne puisque qu’il a déjà eu lieu. Les 100 postes supprimés sont certes regrettables mais ce n’est rien en comparaison des suppressions qu’a connues la base dunoise entre 2008 et 2012.

Le Député Philippe VIGIER, qui déplore 100 nouveaux emplois en moins pour Châteaudun, devrait néanmoins se rappeler qu’en 2008 la base comptait un effectif de 1 164 hommes et femmes contre 606 aujourd’hui, soit 558 suppressions de postes décidées par la majorité précédente dont il a fait partie, en dépit de ses déclarations rassurantes depuis 5 ans.

Bien que nous ne puissions nous satisfaire de ces suppressions de postes, nous pouvons néanmoins apprécier que le gouvernement actuel, contrairement au précédent, décide de proposer un plan d’accompagnement territorial avec pour objectif  une redynamisation des territoires à travers des aides de l’Etat et de la Banque Publique d’Investissement.

Autre point positif, le projet d’une filière de déconstruction des avions qui permettra de donner un nouveau souffle au site et à tout le bassin Dunois. Sur ce sujet, le groupe des Elus de Gauche d’Eure-et-Loir appelle à ce que Châteaudun soit le site choisi par le Ministère tout en souhaitant que cette nouvelle activité reste sous le contrôle de l’Etat, compte tenu notamment des risques potentiels à bien maitriser sur l’environnement ainsi que sur la sécurité des populations et des personnes chargés de la dépollution des aéronefs.

C’est une opportunité qui s’ouvre pour le Sud eurélien et il faut la saisir par une mobilisation au-delà des clivages politiques, de tous les élus locaux, départementaux et régionaux.

Le Groupe des Elus de Gauche d’Eure-et-Loir