Projet d’unité de méthanisation territoriale sur la zone d’activité intercommunale d’Ecoublanc : L'AVANCÉE DU DOSSIER

par Serge Fauve  -  10 Janvier 2014, 08:25  -  #infos communales

Depuis maintenant deux ans, l’entreprise VOL-V Biomasse développe un projet de méthanisation sur notre territoire.
L’année passée, je vous en présentais les grandes lignes. Cette nouvelle année 2014 me donne l’occasion de vous informer des avancées de ce projet de territoire :
• Côté implantation, le projet est toujours prévu sur la ZA intercommunale d’Ecoublanc. Un compromis de vente a été signé en Juillet 2013 pour une parcelle le long de la ligne de chemin de fer, d’une surface totale de 20 452 m2.
• A travers cette unité, l’objectif de la société VOL-V Biomasse est de produire de l’énergie renouvelable en valorisant environ 18 000 tonnes de matières organiques issues d’industries agro-alimentaire et agro-industrielle locales (résidus de production), d’exploitations agricoles du secteur (résidus de cultures, fumiers d’élevages,…) et de nos collectivités (restes de repas, déchets verts). Ce ne sont pas moins d’une dizaine d’industriels et 43 exploitations agricoles du territoire qui valoriseront dans un futur proche leurs sous-produits organiques à travers ce site.
• La centrale devrait produire quelques 3 100 000 m3 de biogaz par an. Le biogaz produit sera épuré pour ne garder que le biométhane. Ce dernier, aux caractéristiques identiques au gaz naturel, sera injecté dans le réseau de distribution de gaz qui passe sur la zone. Les conclusions des premières études prévoient qu’environ 10% du gaz naturel consommé sur la poche de distribution GrDF qui vient de Bonneval et qui alimente Marboué, Châteaudun et quelques autres communes voisines sera, à partir de 2015, produit par cette unité.
• En parallèle, l’unité de méthanisation produira environ 14 000 tonnes de digestat par an. Ce résidu du processus de méthanisation a vocation à être épandu comme amendement organique sur les terres agricoles, c’est pourquoi la société sera très vigilante sur la qualité de l’approvisionnement. Ce digestat sera redistribué aux agriculteurs qui approvisionneront l’unité, et ceux-ci bénéficieront d’un solde agronomique positif, tant en matière organique qu’en éléments fertilisants. C’est donc une véritable valeur ajoutée pour les agriculteurs.

Par le biais de ce projet, des réelles synergies se créent ainsi entre les différents acteurs du territoire :
- les industriels et les collectivités trouvent pour leurs sous-produits organiques une solution locale de valorisation performante et respectueuse de l’environnement (9 613 tonnes éq CO2 économisées),
- les agriculteurs, outre les intérêts agronomiques obtenus à travers l’échange matière-digestats, participent à un service pour la société : ils valorisent les matières des collectivités et des industriels,
- les usagers, qu’ils soient habitants ou industriels, utilisent l’énergie renouvelable produite localement,
- le territoire dans son ensemble, à travers :
- la création d’emplois locaux : environ 3 emplois sur le site et environ 3 à 5 emplois indirects (collecte, épandage),
- des ressources fiscales pour les collectivités,
- et environ 6 à 7 millions d’euros d’investissements initiaux par la société qui nous espérons profiteront aux entreprises locales.


Concernant les interrogations liées à la méthanisation, les risques sont minimes puisque le gaz n’est pas stocké sous pression et est introduit dans le réseau au fur et à mesure de sa production. Les études nécessaires à la demande d’autorisation préfectorale d’exploiter ne montrent pas de dangers particuliers, ni au niveau sécurité, ni au niveau sanitaire.
D’autre part, la méthanisation étant un processus de dégradation de la matière organique en absence d’oxygène, les risques d’odeurs sont absents au niveau du process puisque la matière n’a pas de contact avec l’air. En aval du process, le digestat est stabilisé et désodorisé par rapport à la matière fraîche (la méthanisation est d’ailleurs utilisée en Bretagne pour traiter les lisiers et ainsi fortement réduire les odeurs lors des épandages).
En amont du process, VOL-V Biomasse prévoit de mettre en place les équipements nécessaires à la réception (hall de stockage désodorisé, cuves fermées, etc.) adaptés en fonction de la nature des matières à méthaniser. Enfin, au niveau des transports occasionnés, l’unité devrait engendrer entre 5 et 8 rotations de camions par jour ouvré en moyenne, ce qui entre tout à fait dans les transports prévus et acceptés par notre zone.


VOL-V Biomasse a déposé les dossiers de demandes d’autorisation de ce projet fin 2013, au nom de la société d’exploitation spécialement créée pour ce dernier : la Centrale Biogaz du Dunois. Ces dossiers vont être instruits par les services de l’Etat dans le courant de l’année (enquête publique comprise), pour normalement aboutir fin 2014 à un arrêté préfectoral d’autorisation d’exploiter.
Le projet pourrait ensuite sortirde terre pour la fin 2015.

DUPONT 11/10/2014 19:42

Monsieur,
Comment peut on construire une telle usine à proximité d'un village, et en hauteur d'une importante rivière ? Les habitants qui ont des usines de méthanisation près de chez eux, se plaignent de bruits, d'odeurs de multitudes de mouches (évidemment venues des déchets), de maladies etc...
Comment peut-on mentir au nom du profit !

CHAPRON 18/11/2014 11:22

on a le même type de projet chez nous (également VOL V biomasse). Cette société n'a aucune unité en fonctionnement à ce jour et tous les promoteurs de ce jour ont le meme discours : pas d'odeurs, pas de mouches, enfin une usine propre. Alors que l'on sait qu'àprès diverses recherches, il apparait que ce type d'unité amènent des odeurs, des insectes, sans parler des risques d'incendie et d'explosier. Installer ce type d'usine A GAZ près des habitatations est une incohérence totale.